Quest-ce que Sanctuary?

Sanctuary est une websérie crée en 2007 par Damian Kindler et Martin Wood.

Producteurs exécutifs : Marc Aubanel, Damian Kindler, N. John Smith, Amanda Tapping, Martin Wood.

Cast
Amanda Tapping ........................................................................ Docteur Helen Magnus
Robin Dunne .......................................................................... Docteur Will Zimmerman
Emilie Ullerup ..................................................................................... Ashley Magnus
Christopher Heyerdahl .................................................................. Montague John Druitt
Bigfoot ..................................................................................................... Bigfoot

Introduction saison virtuelle

Disclaimer

Tous les personnages publiquement reconnaissables, les lieux, etc sont la propriété de leurs propriétaires respectifs. Les personnages originaux et l'intrigue sont la propriété de l'auteur. Ce travail n'est pas rémunéré. Aucun droit d'auteur n'est enfreint.

vendredi 26 décembre 2008

Episode 6, Webisode 1


Webisode 1


1. Extérieur, jour, cimetière du Sanctuaire (flashback)

Il pleut. Trois personnes sont debout sous deux parapluies, près d’une tombe fraîchement recouverte. Une quatrième personne, un livre à la main, se tient sur le côté. HELEN, GREGORY et JOHN font face à un prêtre. JOHN tient HELEN contre lui.

PRÊTRE

Seigneur Jésus, avant de ressusciter, tu as reposé trois jours en terre. Et depuis ces jours-là, la tombe des hommes est devenue pour les croyants signe d’espérance en la résurrection.

Le visage d’HELEN est ravagé par les larmes et son regard ne quitte pas la pierre tombale. JOHN le remarque et la serre plus étroitement contre lui pour lui montrer son soutient.

PRÊTRE

Au moment d’ensevelir notre sœur nous te prions. Toi qui es la Résurrection et la Vie, permets à Victoria de reposer en paix dans ce tombeau jusqu’au jour où tu la réveilleras pour qu’elle voie de ses yeux la lumière sans déclin pour les siècles des siècles. Amen

GREGORY baisse la tête quelques instant. Le PRÊTRE s’approche de lui. Les deux hommes s’éloignent en silence. HELEN a toujours le regard accroché à la tombe. JOHN se tourne vers elle.

JOHN

Peut-être devrions-nous rentrer ?

HELEN

Elle était si jeune, elle avait toute la vie devant elle. Quel monstrueux gâchis.

JOHN

Ne vous faites aucun reproche, vous n’auriez jamais pu deviner ce qui allait se passer. Quand bien même, vous n’auriez rien pu faire pour l’empêcher.

HELEN

Suis-je censée me sentir moins fautive pour ma négligence ?

JOHN

Vous n’avez pas été négligente Helen. Vous n’êtes pas responsable de tous les gens qui croisent votre route, même s’ils sont issus de votre propre famille. Chacun de nous suit sa propre destinée et fait usage de son libre arbitre parfois au mépris du danger. Lorsque notre heure est venue, vous savez aussi bien que moi que rien ni personne ne peut inverser le processus.

HELEN

Je refuse de me laisser gouverner par la fatalité. J’aurais dû la protéger John.

JOHN

Je vous en prie, ne vous torturez pas ainsi. Victoria ne l’aurait pas voulu, elle vous aimait tellement.

HELEN

Je l’aimais aussi. Je regrette de n’avoir pas eu ni le temps ni le courage de le lui dire.

JOHN

Croyez-moi, elle le savait. S’il vous plait Helen, rentrons. Vos mains sont glacées et vous ne cessez de trembler.

HELEN (acquiesçant doucement)

J’aimerais rester seule sur sa sépulture quelques instants.

JOHN (déposant un baiser sur sa tempe)

Bien sûr, je vous attends à l’entrée.

JOHN lui laisse le parapluie et prend le chemin du portail un peu plus loin. HELEN s’approche de la tombe, posant une rose rouge sur le marbre de la pierre tombale où l’on peut lire « Victoire Victoria Magnus fille et sœur bien aimée 1868-1888. »


Générique

2. Extérieur, nuit, ruelle

ASHLEY, HELEN et WILL marchent dans une rue où il y a des prostituées.

ASHLEY (déconcertée)

Ernie et ses bons tuyaux. Tu parles d’une ballade.

HELEN

Oui, j’avoue que le lieu n’est pas très édifiant. Cependant, notre sujet semble être coutumier de ce… genre d’endroit. Essayons de ne pas oublier la raison qui motive notre présence.

WILL

J’avais juste besoin que vous me le rappeliez. À quoi ressemble exactement notre sujet ?

ASHLEY

À un sac à main avec une tête, des jambes et des bras.

HELEN (désabusée)

Ashley…

WILL (troublé)

Quoi ?

HELEN

Il s’agit d’un reptilien, un homme-lézard si vous préférez.

ASHLEY (chuchotant)

En résumé, c’est un écailleux bipède.

WILL (levant les yeux au ciel)

Je nage en pleine science fiction. Cet individu est-il dangereux ?

HELEN

Eh bien en théorie, il est plutôt craintif. Cependant, je vous conseille de rester sur vos gardes. Dans la nature, la meilleure défense reste toujours l’attaque spécialement lorsque le camouflage a perdu de son efficacité.

WILL

C’est… rassurant…Comme toujours.

ASHLEY

Je vais poser quelques questions aux filles de la ruelle suivante. Je pense que nous aurons plus de chance si nous nous séparons.

HELEN

Excellente idée.

ASHLEY s’éloigne. WILL et HELEN s’approchent d’une prostituée adossée à un lampadaire.


3. Extérieur, nuit, autre ruelle

Une jeune femme d’une vingtaine d’années est adossée à un mur. Elle se tient sur une jambe, l’autre repliée sous elle, son pied reposant contre le mur. Face à elle se trouve un anormal dont la peau écailleuse ressemble à celle d’un lézard. Il la retient prisonnière, un bras contre le mur, le corps légèrement penché en avant.

ANORMAL

Allez, tu ne peux pas me faire ça, il n’y en a pas pour très longtemps.

JEUNE FEMME

Ma journée est finie, tu sais ce que ça veut dire Cole : plus de gâterie.

COLE (pressant)

Ne sois pas farouche ma belle, laisse toi faire.

JEUNE FEMME (le repoussant)

Non Cole. J’ai aussi droit à une pause, comme toutes les filles. Repasse demain.

COLE (s’énervant)

Mais c’est maintenant que je te veux !

COLE tente de l’embrasser dans le cou. La jeune femme se dégage.

JEUNE FEMME

Je suis sûre que Sharon se fera un plaisir de te satisfaire !

La jeune femme lui tourne le dos. COLE grogne l’attrape et l’oblige à se retourner.

ASHLEY apparaît au loin. Elle s’avance vers eux.

COLE

Je t’aurais d’une façon ou d’une autre.

JEUNE FEMME

Lâche-moi !

Pour toute réponse, COLE la frappe et elle s’effondre au sol, inconsciente. COLE se penche au dessus d’elle, menaçant.

ASHLEY (sortant son arme)

Hey !

COLE relève la tête et prend la fuite à une vitesse prodigieuse en la voyant s’approcher. HELEN et WILL arrivent à leur tour dans la ruelle au moment où ASHLEY tente de suivre COLE mais il n’est déjà plus en vue. ASHLEY revient sur ses pas et s’approche de sa mère qui est penchée sur le corps de la jeune femme. HELEN la retourne doucement et se relève brusquement, sous le choc.


4. Intérieur, nuit, infirmerie

HELEN est au chevet de la jeune femme encore inconsciente. La jeune femme commence à bouger, essayant de porter une main à sa tête, mais est retenue par des sangles. Doucement elle ouvre les yeux, détaillant la pièce où elle se trouve. Son regard se pose ensuite sur ses sangles.

HELEN

C’est une simple précaution. Elles ne sont là que pour éviter que tu ne te fasses davantage de mal.

JEUNE FEMME (relevant la tête, confuse)

Helen ?

HELEN (froide)

Je suppose que je n’ai pas besoin de te dire où tu te trouves ? Je t’ai mise ici pour que tu sois au calme.

JEUNE FEMME

Mais comment… Que s’est-il passé ?

HELEN (se tournant vers elle)

Je pourrais te poser la même question. Tu peux m’expliquer comment tout ceci est possible ?

JEUNE FEMME

Je suis également très heureuse de te revoir Helen.

HELEN

Je t’en prie, ne change pas de sujet.

JEUNE FEMME

Es-tu toujours aussi glaciale avec tes invités ?

HELEN (affligée)

As-tu une idée du choc que j’ai reçu en te voyant étendue là devant moi ?

HELEN et la jeune femme se fixent un instant sans mot dire.

JEUNE FEMME

Avant de passer aux reproches, nous ne pourrions pas simplement nous saluer comme deux personnes civilisées ?

HELEN

Tu es mal placée pour me parler de civilité. Dois-je te rappeler que tu m’as volontairement caché ta situation durant des années ?

JEUNE FEMME

Il ne te vient pas à l’esprit que j’avais peut-être de bonnes raisons de le faire ?

HELEN

Quelles que fussent ces raisons, aujourd’hui tu me dois la vérité. D’ailleurs pour commencer, tu vas me dire ce que tu faisais dans les bas fonds de la ville habillée dans cette tenue.

JEUNE FEMME

Oh je t’en prie Helen, tu connais très bien la réponse. Ne joues pas les mères protectrices avec moi, je ne mérite ni tes sermons ni ton jugement.

HELEN

Cet anormal en avait après toi. Je crois qu’il est légitime que je m’inquiète.

JEUNE FEMME

Cole ? C’est une méprise. Ce qui est arrivé est entièrement ma faute, je n’aurai pas dû le repousser.

HELEN

Une personne qui force tes faveurs contre ton gré n’est pas vraiment quelqu’un que je pourrais qualifier d’amical.

JEUNE FEMME (souriant)

Tu n’as pas changé Helen, tu es la perfection incarnée, toujours prête à œuvrer pour le salut des égarés et des laissés-pour-compte.

HELEN

Fais-moi grâce de ton insolence. En dépit des apparences, je suis réellement soulagée de te savoir en vie…

JEUNE FEMME (la coupant)

Oui ton enthousiasme est vraiment bouleversant.

HELEN (offensée)

… et je souhaite ardemment que tu le restes.


5. Intérieur, nuit, laboratoire d’Helen

Les bras croisés, ASHLEY observe à l’écran la conversation entre HELEN et la jeune femme. WILL arrive à cet instant.

WILL

Alors comment va-t-elle ?

ASHLEY

Elle est réveillée. Pour le reste, ce n’est pas de ma compétence.

WILL

Tu as une idée de l’identité de cette femme ?

ASHLEY

Je ne l’ai jamais vue, mais pas besoin d’être très futée pour comprendre qu’il s’agit d’une connaissance de ma mère.

WILL

Oui, ça paraît évident. Tu écoutais leur conversation ?

ASHLEY

Ça te pose un problème ?

WILL

Euh... non. C’était juste une question.

ASHLEY

J’aime bien savoir à qui j’ai affaire sauf que ma chère mère a anticipé mes intentions et a brouillé le signal. Alors à moins de pouvoir lire sur les lèvres, impossible de savoir ce qu’elles se disent.

WILL (souriant)

Futée.

ASHLEY

Cachottière je dirais. En tous cas elle à l’air en pétard contre cette femme ce qui est plutôt mauvais signe.

À l’intérieur de la chambre, HELEN affronte du regard la jeune femme qui ne semble pas y prêter attention.

WILL

Elle semblait réellement choquée de la voir.

ASHLEY

Peut-être parce qu’elle ne s’attendait pas à tomber sur elle. (Après quelques secondes) Le visage de cette femme m’est vraiment familier. Je payerai cher pour savoir ce qu’elles se disent.

À l’intérieur de la chambre, HELEN commence à perdre patience.

WILL

Une chose est sûre, elles ne doivent pas discuter shopping.

ASHLEY (ironique)

Sauf si leur avis diffère en matière de fringues. (après quelques instants) J’en ai marre des secrets, cette fois-ci j’irai directement chercher l’information à la source.

WILL observe ASHLEY avec curiosité.


6. Intérieur, nuit, infirmerie

HELEN

Comment as-tu pu me faire ça ?

JEUNE FEMME

Je crois que tu en fais un peu trop Helen. Après tout il n’y a pas eu mort d’homme.

HELEN

Cesse immédiatement tes sarcasmes, je crois entendre ma…

JEUNE FILLE (après quelques instants)

Ta quoi ?

HELEN

J’estime avoir le droit de savoir ce qu’il est advenu de toi durant tout ce temps.

JEUNE FEMME

Je ne vois pas à quel droit tu fais allusion.

HELEN fixe la jeune femme avec détermination.

JEUNE FEMME

Je ne suis pas venue te voir parce que je ne voulais pas me condamner à une longue et implacable captivité.

HELEN (confuse)

Je ne suis pas sûre de bien comprendre.

JEUNE FILLE

Si tu avais eu connaissance de ma condition, je n’aurai été pour toi qu’un sujet d’expérimentation de plus et je me serais retrouvée enfermée dans une des cages de ton précieux laboratoire.

HELEN

Tu sais pertinemment que c’est faux ! Comment oses-tu croire une chose pareille ?

JEUNE FEMME

Je t’en prie Helen, aies au moins le cran de le reconnaître !

Les deux femmes s’affrontent du regard. HELEN croise les bras sous sa poitrine sans répondre. La jeune femme agite légèrement ses poignets attachés avec un air renfrogné.

JEUNE FEMME

Et puis s’il te plait, détache moi ! Ce procédé est tout à fait ridicule.

HELEN

Je te l’ai dit, ses sangles ne sont là que pour te protéger contre toi-même. Tu es blessée, tu dois restée alitée alors inutile de t’agiter davantage. Dis moi plutôt quelle est cette condition pour laquelle tu fais autant de mystère ?

HELEN et la jeune femme s’affrontent du regard. Puis, celui de la jeune femme s’adoucit.

JEUNE FEMME

J’ai simplement voulu profiter de la seconde chance qui m’a été offerte. Je n’ai jamais fait partie de ton milieu Helen, c’est pour cela que je ne suis pas revenue dans cette maison. Alors ne me blâme pas pour avoir voulu vivre ma vie, libre de toutes contraintes.

HELEN

Tu n’as pas répondu à ma question et malgré ce que tu penses, je maintiens que rien ne te donnais le droit de me laisser dans l’ignorance.

JEUNE FEMME

Désolée de te dire que je ne partage pas ton avis.

HELEN défie du regard la jeune femme avant de quitter la chambre sans se retourner. La jeune femme baisse la tête en soupirant.


7. Extérieur, nuit, ruelle

COLE marche dans la rue. Soudain, un autre anormal se met en travers de son chemin. Ils se mettent à se battre. L’ANORMAL finit par avoir le dessus. Il tranche la boîte crânienne de COLE d’une griffe acérée. COLE s’effondre, mort. L’ANORMAL se baisse au niveau de sa tête.


8. Intérieur, nuit, chambre d’Helen

HELEN est assise à son secrétaire, regardant une photo. BIGFOOT frappe à la l’encadrement de la porte pour signaler sa présence. Immédiatement, HELEN range la photo.

HELEN

Qu’y a t-il ?

BIGFOOT

C’est moi docteur, je venais voir comment vous vous sentiez.

HELEN

Je vais bien. (après quelques instants) Y a-t-il autre chose ?

BIGFOOT

Tout à l’heure vous sembliez si… troublée. Cela ne vous ressemble pas.

HELEN

Il est inutile de t’inquiéter.

BIGFOOT

C’est mon rôle de veiller sur vous. Je peux sentir quand quelque chose ne va pas et je sais que c’est le cas. J’aimerais faire quelque chose.

HELEN (souriant)

Je te remercie, ce ne sera pas nécessaire.

BIGFOOT

Si vous avez besoin…

HELEN (le coupant)

Je sais.

HELEN et BIGFOOT se regardent.


9. Extérieur, nuit, ruelle

Un homme marche sur le trottoir. Le vent fait s’éparpiller des papiers au sol. L’homme porte un long manteau dont il a relevé le col pour se protéger des éléments. Son visage est caché par un large chapeau. Il s’avance jusqu’à la grille du Sanctuaire et s’immobilise. Il reste en attente devant la grille et observe le bâtiment.


10. Intérieur, nuit, laboratoire d’Helen

WILL lit un livre et ASHLEY observe la jeune femme, puis tourne la tête en direction de WILL. À l’écran de surveillance, les sangles de la jeune femme se défont toutes seules. Celle-ci masse ses poignets, se lève et s’avance vers ses vêtements, tout en enlevant sa blouse d’hôpital. AHSLEY retourne la tête en direction de l’écran.

ASHLEY (frappant WILL sur l’épaule)

Hey !

WILL (relevant la tête)

Qu’est-ce qui te prend ?

ASHLEY

Amène-toi, elle est en train de s’enfuir !

ASHLEY se précipite vers la sortie suivie par WILL.


11. Intérieur, nuit, infirmerie

ASHLEY et WILL entrent au moment où la jeune femme est en train de finir de se rhabiller.

ASHLEY (sarcastique)

Tu nous quittes déjà ?

JEUNE FEMME (fermant sa jupe)

Oui, le room service de cet hôtel laisse un peu à désirer.

WILL

Je ne suis pas sûr que vous ayez eu raison de vous lever.

JEUNE FEMME (prenant son manteau)

Malheureusement mon grand, je crains que ma santé ne te regarde pas.

WILL

Désolé d’insister, mais je ne pense pas que Magnus vous ai autorisé à quitter l’infirmerie. Vous feriez mieux de vous recoucher.

JEUNE FEMME (se retournant)

Je n’obéis pas aux ordres. Je ne suis pas un vulgaire animal de compagnie.

ASHLEY (chuchotant)

J’adore cette fille.

WILL lui donne un coup d’épaule.

JEUNE FILLE

Helen n’a jamais su me tenir en laisse, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle y arrivera.

ASHLEY s’avance alors vers la jeune femme qui pose sa main sur la poignée de la porte.

ASHLEY (souriant)

Je regrette mais je ne peux pas te laisser partir. Alors tu vas gentiment te rallonger avant que…

JEUNE FEMME (se retournant)

Que quoi joli cœur ?

ASHLEY

Que je ne m’énerve… (fronçant les sourcils) Quoi ?

La jeune femme la dévisage ouvertement.

JEUNE FEMME

C’est curieux, je suis sûre de t’avoir déjà vu quelque part.

ASHLEY

Si c’était le cas, je crois que je m’en souviendrais.

JEUNE FEMME

Pourtant, ton visage… Comment t’appelles-tu ?

ASHLEY (montrant son poignet)

Dispositif d’urgence. Les gens ne m’appellent pas, généralement, ils me bipent.

JEUNE FEMME

Chérie tu as de la répartie et j’aime ça, dommage que je n’ai ni le temps ni l’envie d’en profiter. Après tout, c’est ton droit si tu préfères tenir ta langue. Sur ce, bien le bonsoir.

ASHLEY

Ashley… (croisant ses bras sur sa poitrine) Magnus.

JEUNE FEMME (se retournant, surprise)

Magnus ? Tu es de la famille d’Helen ?

ASHLEY

Et alors?

JEUNE FEMME (souriant)

Alors je sais maintenant pourquoi ton visage m’est si familier. Tu es la fille d’Helen et de John n’est-ce pas ?

ASHLEY (confuse)

Tu… Tu connaissais mon père ?

JEUNE FEMME (souriant)

Oh oui, cela remonte à si longtemps. Mon Dieu, quelle surprise ! Helen a une fille. Qui l’aurait crû. (regardant Will) Et toi, quel est ton lien de parenté avec cette chère Helen ?

WILL

Aucun. Je suis le docteur Will Zimmerman, le collaborateur du docteur Magnus.

JEUNE FEMME

Helen a toujours eu beaucoup de goût et je vois qu’elle sait encore très bien choisir ses partenaires. Quelle est donc ta spécialité Docteur Will Zimmerman ?

WILL

La psychiatrie.

JEUNE FEMME

Intéressant.

WILL

Pardonnez-moi mais qui êtes vous ?

JEUNE FEMME (souriant)

J’aurais dû me douter qu’elle ne vous parlerait pas de moi.

ASHLEY

Si tu répondais à la question ? Juste histoire de nous permettre d’y voir plus clair.

JEUNE FEMME

Je me prénomme Victoire, mais mon père et ta mère m’ont toujours appelé Victoria. (après quelques instants) Je suis Victoire « Victoria » Magnus, la demi-sœur d’Helen.

ASHLEY et WILL se regardent surpris puis fixent VICTORIA avec stupéfaction et incompréhension.

1 commentaire:

sarah a dit…

et ben vous ète sadiquequestion suspence!!! j'adore celui là